La campagne d'été ne rencontra pas beaucoup de succès et l'armée se replia dans la sécurité de la Gascogne[107],[5]. La province tomba rapidement. Les tensions entre le roi et les nobles provoquèrent la seconde guerre des barons en 1264 et Henri III fut battu et capturé par Simon de Montfort à la bataille de Lewes. Il encouragea des services religieux fastueux et, de manière inhabituelle pour l'époque, célébrait la messe au moins une fois par jour[159],[158],[5],[n 14]. Henri III fit également construire le Domus Conversorum à Londres en 1232 pour pousser à la conversion des Juifs au christianisme et après 1239, l'intensité de ses efforts en ce sens fut tel que près de 10 % des Juifs d'Angleterre s'étaient convertis à la fin des années 1250[180]. Sa volonté d'accroître le contrôle royal de l'Église lui valut l'opposition de son ami Thomas Becket, l'archevêque de Cantorbéry, et la dispute qui dura une grande partie des années 1160 se solda par l'assa… Le roi fut contraint d'amnistier les barons rebelles et de réinstaurer les provisions d'Oxford, ce qui faisait de lui, selon l'historien Adrian Jobson, « à peine plus qu'un homme de paille[323] ». Le roi déclara cette fois que ces chartes étaient issues de sa « volonté libre et spontanée » et y apposa le sceau royal donnant ainsi à ces deux textes un pouvoir bien plus grand que leurs versions précédentes[94],[93]. Assiégé dans Corbeil , le roi de France s'enfuit et Henri III remporte la victoire. Ayant besoin d'accroître ses revenus, il décida d'en dépenser une partie mais préféra frapper des pièces en or sur le modèle de ce qui se faisait en Italie plutôt que de vendre directement l'or et ainsi provoquer une baisse de sa valeur[153],[154],[155]. Henri III continuait de soutenir publiquement les provisions d'Oxford mais il ouvrit des négociations secrètes avec le pape Urbain IV pour être libéré du serment qu'il avait pris à Oxford[298]. Le souverain voulait utiliser sa cour pour unifier ses sujets anglais et continentaux et il invita notamment Simon de Montfort, un chevalier français qui avait épousé sa sœur Aliénor et devint comte de Leicester, à sa cour[136]. Henri III ne reçut pas une grande attention de la part des historiens et John Beeler nota dans les années 1970 que la couverture de son règne par les historiens militaires restait particulièrement légère[360],[359],[5]. Le soutien qu'offrit la papauté à Henri III durant sa jeunesse eut une influence durable sur ses relations avec Rome et il défendit l'Église avec ferveur tout au long de son règne[170],[n 17]. Famille et jeunesse. Des miracles commencèrent à être rapporté à l'aura de sa tombe mais Édouard Ier n'était pas convaincu par ces récits et Henri III ne fut jamais canonisé[351],[355]. Henri était en sûreté avec sa mère dans le château de Corfe dans le Dorset lorsque le roi Jean mourut[16]. Les loyalistes décidèrent de couronner Henri immédiatement pour renforcer sa revendication au trône . Louis accepta un don de 6 666 livres pour accélérer son retour en France et il promit d'essayer de convaincre le roi Philippe II de rendre les terres d'Henri III en France[54],[n 6]. Richard fut capturé tandis qu'Henri III et Édouard se replièrent dans un prieuré voisin avant de se rendre le lendemain[322]. Hubert remporta un succès décisif en 1221 en accusant des Roches de trahison et en lui retirant la garde du roi ; l'évêque quitta l'Angleterre pour participer à la cinquième croisade[78]. Le 28 mai 1258, le roi d'Angleterre Henri III Plantagenêt signe avec le roi de France Louis IX (Saint Louis) le traité de Paris, qui est ratifié le 4 décembre 1259 avec l'hommage de Henri III à Louis IX. Le pape pressa le roi anglais d'envoyer son fils à la tête d'une armée pour reprendre l'île au fils de Frédéric II, Manfred Ier, en offrant de financer la campagne[262],[263]. Par Vikidia, l’encyclopédie pour les jeunes, qui explique aux enfants et à ceux qui veulent une présentation simple d'un sujet. Les demandes de réformes se poursuivirent et un nouveau Parlement se rassembla en juin ; il adopta une série de mesures appelées les provisions d'Oxford qu'Henri III promit de respecter[283],[284]. Après une légère amélioration de son état, Henri III annonça son intention de rejoindre la croisade mais il mourut subitement dans la soirée du 16 novembre 1272 à Westminster, à l'âge de 65 ans. Cela provoqua une série de défections dans le mouvement rebelle et la guerre tourna à l'avantage des loyalistes[40]. Le royaume fait face à la révolte de Simon V de Montfort, mais celui-ci est battu puis exécuté. Il n'avait plus les moyens de financer Henri III et demanda au contraire que le roi anglais indemnise la papauté pour les 90 000 livres qu'elle avait dépensé pour combattre Manfred Ier[264],[265][n 6]. Allié au roi Henri III et au comte de Toulouse Raymond VII, il défia Alphonse de Poitiers le 25 décembre 1241, ce qui lui valut d'être cité devant les Pairs. Alphonse signa un traité d'alliance en 1254 et le mariage du fils d'Henri III, Édouard à la demi-sœur du roi castillan, Éléonore, permit de sécuriser une paix durable entre les deux pays[251],[254] . Les premières études historiques sur le règne d'Henri III apparurent aux XVIe et XVIIe siècles et s'appuyaient essentiellement sur les chroniques médiévales tels que celles de Roger de Wendover et de Matthieu Paris[5]. Beaucoup reçurent des terres en Irlande ou dans les marches galloises où ils protégeaient les frontières[219]. Le second était le comte de Chester, Ranulph de Blondeville, l'un des plus puissants barons loyalistes[27]. La différence d'âge était importante, Éléonore avait 12 ans contre 28 pour Henri III, mais l'historienne Margaret Howell note que le roi « était généreux, chaleureux et débordait d'affection pour son épouse[192] ». Dans le même temps, le soutien français à la campagne de Louis s'affaiblit et il conclut que la guerre était perdue[48],[n 5]. Il disposait néanmoins du soutien de Guala qui entreprit de renforcer les liens entre l'Angleterre et la papauté et cela commença dès le couronnement quand Henri III rendit hommage à la papauté, reconnaissant le pape comme son suzerain[24],[18]. Les chroniqueurs Roger de Wendover et Matthieu Paris s'inquiétaient du nombre de ces étrangers et l'historien Martin Aurell souligne les connotations xénophobiques de leurs récits[221]. Une des causes du problème était que, selon la loi médiévale, les tuteurs d'un mineur, comme, Avant d'épouser Jean, Isabelle avait été promise à, Les partisans d'Hubert se présentaient comme les dirigeants locaux légitimes affrontant des étrangers oppressifs tandis que ceux de des Roches avançaient qu'ils étaient en réalité les soutiens loyaux du roi et que c'était les barons anglais qui s'étaient rebellés et s'étaient alliés avec le prince Louis contre Jean puis, En plus des taxes, les revenus du souverain étaient essentiellement issus de ses, La Couronne avait évalué que chacune des 52 480 pièces d'or frappées valait autant que 20 pièces d'argent mais leur valeur réelle était bien plus faible et il n'était pas intéressant d'en posséder. Même si son règne de 56 ans en fait le quatrième plus long de l'histoire anglaise, Henri III n'a qu'une faible influence sur la culture populaire moderne. Le traité de Worcester de 1218 réduisit les tensions avec Llywelyn mais il soulignait la faiblesse de la Couronne car le prince devenait de fait le justiciar d'Henri III au pays de Galles[68],[69]. Même si Henri III avait renforcé la perspective d'une alliance avec l'Empire contre Louis IX, les deux rois entreprirent de résoudre leurs différends pacifiquement ; pour le souverain anglais, ce traité lui permettrait de se concentrer sur la Sicile et sa croisade[272],[273]. Durant le règne d'Henri III, les relations entre l'Angleterre et l'Écosse furent relativement pacifiques en raison du lien de suzeraineté entre le roi anglais et Alexandre II d'Écosse[234],[235]. Henri III assuma formellement ses fonctions gouvernementales en janvier 1227 même si certains contemporains ont avancé qu'il était légalement resté un mineur jusqu'à son 21e anniversaire l'année suivante[96]. En son absence, les divisions s'accrurent entre ses partisans français et anglais tandis que le cardinal Guala déclara que la lutte d'Henri III contre les rebelles était une croisade religieuse[37],[n 4]. Au XIXe siècle, les historiens victoriens comme William Stubbs, James Ramsay et William Hunt cherchèrent à comprendre l'évolution des institutions parlementaires sous Henri III[5]. Au XIIIe siècle, Rome et les États pontificaux étaient à la fois une puissance religieuse dominant l'Église européenne et une puissance politique en Italie centrale où elle était militairement menacée par l'Empire. Même s'il contrôlait l'abbaye de Westminster, Louis ne pouvait être couronné roi car l'Église d'Angleterre et la papauté soutenaient Henri III[31],[32]. Son gisant en laiton doré fut dessiné et réalisé par l'orfèvre William Torell (en) ; à la différence des autres exemples de la période, ce dernier était particulièrement réaliste même s'il ne représente probablement pas fidèlement le roi défunt[350]. En conséquence, et malgré l'accent mis sur l'autorité royale, le pouvoir d'Henri III était relativement circonscrit et restreint[121],[5]. La mort de Jean avait apaisé certaines craintes des rebelles tandis que les loyalistes contrôlaient encore plusieurs châteaux dans les zones occupées[33],[32]. Par la suite, Henri III se concentra sur la diplomatie et forma une alliance avec l'empereur Frédéric II. Il conserva la ménagerie que son père avait créée à la tour ainsi que ses animaux exotiques dont un éléphant, un léopard et un chameau[147],[148],[n 12]. En juin 1261, le roi annonça que Rome avait accepté ses demandes et il entreprit immédiatement de restaurer ses anciens pouvoirs avec l'aide d'Édouard[299]. Il mourut en 1272 et son fils aîné devint roi sous le nom d'Édouard Ier. Le texte prévoyait la limitation des potentiels abus du pouvoir royal, la démobilisation des armées rebelles et un accord de partage du pouvoir mais aucun des partis ne respecta ses conditions[14]. À sa demande, Henri III fut inhumé dans l'abbaye de Westminster en face de l'autel dans l'ancienne sépulture d'Édouard le Confesseur[347],[342],[n 23]. L'armée des Impériaux est battue par le roi Philippe-Auguste lors de la bataille de Bouvines et l'empereur s'enfuit. Les loyalistes décidèrent de couronner Henri immédiatement pour renforcer sa revendication au trône[18],[n 3]. Il meurt en 1272 et il est enterré à l'abbaye de Westminster. Henri III d'Angleterre (Winchester, 1 Octobre 1207 - Londres, 16 novembre 1272) Il a été Roi d'Angleterre, Duc d'Aquitaine et gascogne de 1216 jusqu'à sa mort; de 1216 à 1258 Il était également un demandeur au Duché de Normandie et les comtés de Maine, d 'Anjou, de Touraine et Poitiers. « Henri III d'Angleterre » expliqué aux enfants par Vikidia, l’encyclopédie junior, Contemporain de la guerre contre la France, Soutien de Henri III au comte de Toulouse, https://fr.vikidia.org/w/index.php?title=Henri_III_d%27Angleterre&oldid=1460329, Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0. Il fut inhumé dans l'abbaye de Westminster qu'il avait reconstruite à la fin de sa vie. L'historiographie actuelle reste partagé sur le bilan de son règne ; l'historien David Carpenter estime qu'Henri III fut un homme honnête qui échoua en tant que monarque en raison de sa naïveté et de son incapacité à organiser la réforme du royaume, un aspect souligné par Huw Ridgeway qui considère néanmoins qu'il fut « essentiellement un homme de paix, aimable et miséricordieux[361],[5] ». L'armée d'Henri III dans le Poitou était mal préparée et ne disposait pas du soutien des barons poitevins dont beaucoup s'étaient sentis abandonnés durant la régence[88]. Sans vraiment avoir consulté sa cour, Henri III négocia en 1254 avec Innocent IV pour qu'Edmond soit le prochain souverain[261]. En 1239, Éléonore donna naissance à un fils, Édouard, nommé d'après le Confesseur[5]. L'armée d'Henri III dans le Poitou était mal préparée et ne disposait pas du soutien des barons poitevins dont beaucoup s'étaient sentis abandonnés durant la régence d'Henri III. Il fut roi d'Angleterre de 1216 à 1272, date de sa mort. Henri III et Éléonore mobilisèrent leurs propres partisans et levèrent une armée de mercenaires[301]. Après la fin de la guerre civile, le gouvernement d'Henri III dut entreprendre la restauration de l'autorité royale dans de nombreuses régions du royaume[58]. Il quitta l'Angleterre comme promis et rejoignit la croisade des albigeois dans le Sud de la France[48]. À la fin des années 1250, les lourds impôts nécessaires pour financer la diplomatie relativement inefficace du roi, ses manœuvres pour passer outre la Grande Charte et l'influence de ses proches poitevins étaient de plus en plus critiqués. Le nouveau conseil comptait des représentants de la faction savoyarde mais aucun Lusignan et le gouvernement entreprit immédiatement d'exiler les principaux nobles poitevins et de confisquer leurs châteaux dans le pays[286],[287]. L'édit de Marlborough (en) de novembre 1267 reprenait la plupart des provisions de Westminster et limitait les pouvoirs des représentants locaux et des grands barons mais n'imposait pas de restrictions à l'autorité royale centrale[335],[336].